Le Comité des médicaments orphelins (COMP) de l’Agence européenne des médicaments s’est réuni du 6 au 8 septembre 2016 à Londres. Ce Comité est chargé d’examiner les demandes de désignations déposées par des personnes physiques ou morales souhaitant développer des médicaments destinés au traitement de maladies rares, appelés médicaments « orphelins ». Le COMP a rendu au cours de cette session 33 avis favorables et recommandé le maintien du statut orphelin d’un médicament.

Le COMP a rendu un avis favorable pour la désignation médicaments orphelins de médicaments développés dans les maladies rares suivantes:

  • L’aspergillose invasive (médicament chimique)
  • La mucoviscidose (médicament chimique)
  • Le sarcome des tissus mous (anticorps monoclonal; crenolanib)
  • La leucomalacie périventriculaire (thérapie cellulaire)
  • Le lymphome B diffus à grandes cellules (lymphocytes T génétiquement modifiés; venetoclax)
  • L’ostéomyélite (médicament chimique)
  • L’hémophilie A (anticorps monoclonal)
  • Les tumeurs neuroendocrines gastro-entéro pancréatiques (peptide antagoniste des récepteurs de la somatostatine radiomarqué)
  • Le lymphome T cutané (mogamulizumab)
  • La myélofibrose (médicament chimique)
  • Les maladies traitées par transplantation de cellules souches hématopoïétiques (anticorps monoclonal anti CD45 radiomarqué)
  • L’hémoglobinurie paroxystique nocturne (peptide)
  • Le myélome multiple (venetoclax)
  • L’ischémie-reperfusion associée à un arrêt cardiaque (xenon)
  • Le syndrome de Smith-Magenis (acebutolol; melatonine)
  • La rétinite pigmentaire (2 thérapies géniques)
  • L’encéphalopathie néonatale (thérapie cellulaire)
  • La chondrodysplasie métaphysaire type Schmid (carbamazepine)
  • La  mucopolysachharidose de type IIIA (ou maladie de Sanfilippo) (sulfamidase recombinante modifiée; thérapie génique)
  • La leucémie aiguë myéloïde (crenolanib; oligonucléotide antisense)
  • L’hypoglycémie d’origine pancréatique non liée à un insulinome (Exendin (9-39))
  • Le lymphome T périphérique  (fenretinide)
  • Le déficit d’adhésion leucocytaire type I (thérapie génique)
  • La dystrophie musculaire de Duchenne (thérapie génique)
  • La lymphohistiocytose hémophagocytaire (tadekinig)
  • Le gliome (tetrofosmin)
  • Le déficit primaire en Coenzyme Q10 (ubiquinol)

Le COMP a également recommandé le maintien du statut orphelin d’un médicament ayant obtenu un avis favorable du CHMP  pour l’octroi d’une autorisation de mise sur le marché:

  • Onivyde (irinotecan)  dans le traitement du cancer du pancréas
Les médicaments orphelins bénéficient de mesures d’incitation spécifiques

Les médicaments « orphelins » sont destinés au traitement, à la prévention ou au diagnostic de maladies rares, graves ou entraînant une menace pour la vie et dont la prévalence ne dépasse pas 5 cas sur 10 000 personnes dans l’Union Européenne. Les entreprises pharmaceutiques sont peu enclines à développer ces médicaments dans les conditions normales de marché, leur coût de mise sur le marché ne pouvant être compensé par les ventes escomptées en l’absence de mesure d’incitation. Ainsi, a été adopté le Règlement (CE) N° 141/2000  qui établit des critères pour désigner un médicament orphelin et prévoit des mesures d’incitations spécifiques dont notamment une exclusivité commerciale, une assistance à l’élaboration de protocoles et des exonérations de redevance.

Posted on the ANSM website on 6 October 2016