L’ANSM a rassemblé le 1er  octobre 2020 des représentants de femmes porteuses d’implants Essure, des professionnels de santé ainsi que des équipes scientifiques françaises ayant travaillé sur le dispositif de stérilisation définitive Essure depuis 2017, date du comité scientifique organisé par l’ANSM. Nous mettons en lien une synthèse des études ainsi que les présentations faites en séance .

La réunion d’échanges du 1er  octobre 2020 avait pour objectif de dresser un inventaire des données scientifiques issues des études menées en France depuis 2017 sur le dispositif Essure. L’ensemble des échanges servira à alimenter les travaux du comité de suivi des femmes porteuses du dispositif Essure qui se tiendra d’ici mi-novembre sous le pilotage de la Direction Générale de la Santé (DGS).

Les principaux constats sont que:

  L’information des femmes porteuses d’Essure et des professionnels de santé doit être renforcée.

La connaissance par les professionnels de santé des signes évocateurs d’effets indésirables liés à l’implant constitue un réel enjeu pour réduire l’errance médicale dans laquelle de nombreuses femmes se trouvent actuellement. Dans les cas où l’explantation du dispositif est envisagée, il est nécessaire que le choix de la technique  se discute et se décide au travers d’une concertation entre la femme et son médecin.

Cependant la majorité des femmes porteuses de l’implant Essure ne ressentent pas de symptôme.

 Dans la plupart des cas l’explantation permet d’améliorer la santé des femmes qui présentent des effets indésirables importants.

Certaines femmes porteuses d’implants Essure manifestent des effets indésirables qui peuvent être importants et très invalidants. Les effets indésirables se manifestent différemment  d’une femme à l’autre (symptômes cliniques polymorphes), néanmoins dans la plupart des cas l’explantation du dispositif permet d’améliorer significativement la condition et la qualité de vie de ces femmes. Un travail est à mener sur la standardisation de la méthode d’explantation.

La recherche scientifique doit se poursuivre.

Des études doivent être engagées afin de permettre de comprendre les phénomènes à l’origine des effets indésirables liés au port du dispositif Essure. Ces études devraient être multicentriques et comparatives et impliquer l’ensemble des scientifiques investis dans les recherches actuelles.

Nous rappelons que les femmes présentant des symptômes doivent consulter leur médecin pour s’assurer qu’ils ne sont pas liés à une pathologie sous-jacente.
En l’absence d’autre cause, l’intérêt d’une explantation du dispositif peut être envisagé et doit être évalué par la femme concernée et son médecin.

 

Posted on the ANSM website on 2 October 2020